Détails de: L'énigme du désir (ma mère, ma mère, ma mère) 1929 -
Huile sur toile -
110 x 150 cm - Munich, Staatsgalerie moderner Kunst.
Salvator Dali est né le 11 mai 1904 à Figueras en Espagne. Son père était notaire et jouissait d'une certaine importance locale. Le prénom de Salvator avait été
initialement donné à son frère, qui était mort trois ans avant la naissance de Dali.
Jusqu'a la naissance de sa
soeur Ana Maria il resta enfant unique. Il était gâté et il faisait ce qu'il avait envie.
Dans son autobiographie, Dali nous fournit lui-même une description très vivante de ses jeunes années: "Mon frère est moi, nous nous ressemblions comme deux gouttes d'eau, mais nous offrions des
reflets différents. Tout comme moi, il avait une physionomie faisant l'évidence du génie. Il présentait des signes de précocités alarmantes, mais son regard était voilé de mélancolie,
caractéristique d'une intelligence insurmontable. Moi en revanche, j'étais beaucoup moins intelligent, mais reflétait tout. Je deviens le prototype par excellence du "pervers polymorphe"
extraordinairement retardé, du fait que je conservais toutes les réminiscences du paradis érogène des nourissons; c'est avec une ardeur illimitée et égoïste que je tenais à mes plaisirs, et à la
moindre provocation, je devenais dangereux".
Dali affirmait l'exitence d'autres souvenirs tels que par exemple celui de sa vie intra-utérine. Il l'assimilait au paradis, avec cependant la couleur d'un enfer immobile, doux et chaud. Une de
ses visions intra-utérines aurait été deux oeufs sur le plat, mais sans le plat, une "hallucination de base", qu'il aurait toujours aimé reproduire à volonté par la suite.
Son éducation débuta à l'école primaire locale, mais n'apprend pas grand chose. Pour Dali, il était plus important de préparer des plans anti-sociaux, pour faire le contraire de ce que
faisait les autres et impressionnés ses camarades de classe. Ses parents acceuillaient ses bulletins de notes avec consternation.
Beaucoup de ses actions se révèlent être très violentes. Un après-midi, il se promenait avec un camarade et le précipita soudainement celui-ci d'en haut d'un pont sur un rocher cinq métres plus
bas. Il passa l'aprés-midi sur une chaise à bascule, tout en observant le passage des bassines remplies de sang que l'on sortaient de la chambre à coucher.
Dali éprouvait un plaisir inexplicable à se jeter du haut des escaliers. La douleur était insignifiante, la joie intense était foudroyante, et il répétait souvent ce jeu, tout en ignorant l'effet
que cela pouvait faire sur ses camarades de classe. Une autre fois, il réduit en miette le violon d'un garçon pour lui prouvé que la peinture est supérieur à la musique.
Lorsque l'on lit ces quelques lignes ci-dessus, on peut vraiment se poser la question si il n'a pas été berçé trop près du mur ? Mais...c'est certainement ce qui fait son génie
artistique, non ?
Dès l'âge de six ans, Dali présentait des talents artistiques considérable. Fleur Cowles nous montre dans son livre Le cas de Salvator
Dali la plus ancienne oeuvre que l'on connaisse de lui.
Les jours de grosses chaleur, Dali se mettait dans une bassine d'eau fraîche et peignait ainsi des heures durant. Il trouvait souvent refuge dans la solitude à laquelle il aspirait tellement.
Etre seul devenait une manie, et toutes sortent d'excuses lui venait à l'esprit pour pouvoir fuir dans sa buanderie, et vivre ses rêves les plus fous..."Si tu joues le rôle d'un génie, tu en
deviendras
un". Ses parents reconnaissait que l'évolution picturale de Salvator était croissante et l'envoie chez un de leur ami à la campagne. Ramon Pitchot est un grand connaisseur d'art et un
peintre impressionniste doué. Le séjour de Dali dans cette famille a beaucoup d'influence sur sa vie ultérieur et on trouve là, la source de beaucoup de ses visions érotiques qui devaient
apparaître plus tard dans ses oeuvres.
Pitchot lui consacre une grande pièce blanchie à la chaux pour lui servir d'atelier. Son imagination est débordante, à tel point qu'il se retrouva une fois sans toile, alors il prend une vieille
porte et commence à peindre des cerises. Tout d'un coup cela lui donna une idée. Il prend une poignée de cerises et commence à les manger et colle la queue directement sur le tableau (porte).
Afin d'accroître le réalisme, il introduit de vrais vers dans les trous de la cerises.
Le matin, au petit déjeuner il avait des rituels, comme de se verser du lait et du café sur la poitrine, car il aimait tellement cette sensation avant de se rendre à son atelier pour peindre.
Le père de Dali l'envoya suivre des cours d'art chez le Senor Nunez Figueras et revient à sa passion de la Renaissance et étudia les secrets des clair-obscur.
Bien que sa famille ne croit pas vraiment qu 'il est possible de vivre de l'art, elle réalise qu'il est inutile d'essayer de le décourager et trouva un compromis. Il assisterait aux cours de
l'Académie des Beaux-Arts à Madrid et y suivrait une formation de professeur, et pourrait peindre autant qu'il lui plairait pendant ses loisirs. Dali est enthousiamé.
C'est en 1958, que Dali se marie avec Gala en Espagne. Qui était également la muse de Dali.
A la mort de Gala en 1982, Dali vit seul et retiré dans son château Pubol. En mai de cette même année, il réalise sa dernière peinture: La
queue de l'hirondelle. Son état de santé ne lui permet plus de grands efforts. En 1986, il est gravement brûlé au cour d'un incendie dans sa chambre à coucher. Dali est
gravement malade et grabattaire et vit dans la tour de son musée à Figueras.
C'est 1989 que Dali s'envole vers son paradis...
Musée de Salvator Dali à Figueras.
Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une pomme grenade, une seconde avant l'éveil: Huile sur toile - 1944 - 51x41 cm - Lugano-Castagnola,
collection Thyssen-Bornemisza
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La nostalgie du cannibale: huile sur toile - 1932 - 47,2x47,4 cm - Hanovre Kunstmuseem avec Sammlung Sprengel.
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La persistance de la mémoire: Huile sur toile - 1931 - New-york, Museeum of Modern Art.
Dali a raconté que le fait de manger un camenbert lui avait donné l'idée de peindre des montres molles. " Soyez convaincus que les montres molles de Salvator Dali ne sont rien d'autre que le
camenbert paranoïaque-critique, tendre extravagant et solitaire du temps et de l'espace." Ce sujet réapparaîtra souvent dans beaucoup d'autres oeuvres ultérieures.
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Oeufs sur le plat, sans le plat: Huile sur toile - 1932 - 60,4x42 cm St. petersburg, Floride, collection Mr. et Mrs. A. Reynolds
Morse, Salvator Dali Museeum.
L'image des oeufs sur le plat était pour Dali une "vision hallucinatoire spatiale" qu'il prétendait pouvoir recréer à volonté par une pression exercée sur les yeux fermés. Pendant cette période,
on observe la présence d'oeufs dans beaucoup de ses oeuvres.
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L'énigme de Guillaume Tell: Huile sur toile - 1933 - 201,4x346 cm - Stockholm, Moderna Museet.
La légende de Guillaume Tell fut réinterprétée par Dali en tant que mutilation incestueuse. Bien que Dali aimait son père, il se révolte contre son autorité, raison pour laquelle il finit par se
faire mettre à la porte de la maison. Les relations intimes entre le père et le fils dans la légende devinrent une idée fixe pour Dali, par exemple dans des oeuvres aussi importantes que
Guillaume Tell de 1930 et la Vieillesse de guillaume Tell de 1931. Ce tableau tout particulièrement, montrant un Lénine sans pantalon et
présentant un coccyx grostesquement prolongé, provoqua la première rupture avec les surréalistes. Quelques années plus tard, Dali fournit le commentaire suivant: "Guillaume Tell, un fantôme
paternel, a déposé une côtelette d'agneau sur ma tête, montrant ainsi qu'il voulait dévorer le petit Dali qu'il tenait dans ses bras.
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Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau: huile sur toile - 45,7x52 cm - 1943 - St petrsburg, Floride,
collection de Mr et Mrs. A. Reynolds Morse, Salvator Dali Museum.
La décision de Dali de devenir classique et de ne plus consacrer ses peintures "qu'a l'architecture de la Renaissance" eut lieu en 1941, et on put constater un académisme croissant dans sa
technique.
Enfant géopolitique: copie partiel - une aquarelle que j'ai réalisé en 2003 - 22x30cm
Je suis très très loin du grand maître Dali ...il manque cruellement de relief...mais à chacun son interprétation !
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Le christ de Saint Jean de la Croix: huile sur toile - 1951 - 205x116 cm Glasgow Art Gallery and Museum.
Je n'ai présenté ici que les peintures que je préfére. Son oeuvre est tellement grande qu'il faut consacré un site entier pour Salvator Dali. Malgré le petit nombre de tableaux
représentés ici, cela montre la magie et la folie du Grand Dali...